“So Bob said […]” indicates that I am directly quoting Bob.
“Then Bob was like […]” indicates that I am paraphrasing Bob.
“And Bob was all […]” indicates that I am paraphrasing Bob, and additionally I am being a dick about it.
I don’t know about you, but I think it’s fantastic that we have a specific grammatical convention for that.
What I find most frustrating is when people don’t understand this! I don’t know if it’s a generation thing, but sometimes I’ll be talking and say “So I was like “are you fucking kidding me” and the person will look at me all horrified and say “you didn’t actually say that, did you?”
Je m’appelle Jesca, j’ai 45 ans et je suis Ougandaise. Je suis arrivée en France le 13 août 2016 après avoir été persécutée dans mon pays à cause de ma sexualité. Si tu es homosexuel en Ouganda, le danger rôde partout et menace à chaque instant. D’un point de vue traditionnel, religieux, social et politique, tout nous est hostile. Tu es homo à tes propres risques.
Dès toute petite, je n’agissais pas comme les autres petites filles : je préférais les jeux de garçons ce qui désespérait mes parents. Ma mère me frappait, me confisquait mes jouets, je me suis sentie rejetée très tôt, et rapidement détestée par rapport à mes frères et sœurs.
A l’âge de 16 ans, quand j’étais en senior two, ce qui correspond au lycée en France, au moment des premiers émois amoureux, j’ai réalisé que j’étais homosexuelle. Depuis cette époque j’ai subi toutes les persécutions possibles.
J’ai terminé mes études à 26 ans et je devins secrétaire au ministère de l’éducation. J’étais encore célibataire mais rapidement je fus mariée de force à un homme que je n’aimais pas. Notre mariage a duré treize ans, il ne reposait pas sur des bases solides et n’a jamais pu véritablement s’épanouir. Quoi qu’il en soit, j’ai suivi le chemin tracé pour toute femme Ougandaise et suis devenue mère de deux enfants. Un jour une personne de mon entourage m’a dénoncée en tant qu’homosexuelle à mon mari. Il est sorti de ses gonds, m’a rejetée, a banni nos enfants, s’est montré agressif envers mes parents. Puis il m’a accusée auprès du gouvernement et mes parents l’ont soutenu. Petit à petit la rumeur s’est répandue dans notre entourage, j’aurais pu être tuée, battue en pleine rue par la foule. Si la police était intervenue à ce moment, au mieux elle aurait dispersé la cohue mais personne n’aurait été condamné, à part moi. Je me suis sentie menacée et condamnée à mort, ma seule issue était la fuite.
Je ne préfère pas m’étendre davantage sur cette période, ma vie actuelle est bien plus belle.
Quand je suis arrivée en France ma vie a drastiquement changé en se chargeant d’espoir. J’aimerais profiter de notre rencontre pour remercier du fin fond du cœur les associations qui m’ont soutenue et que je considère aujourd’hui comme des membres de ma famille. En premier lieu il y a l’Ardhis qui m’accompagne depuis le début et m’a permis d’obtenir mon statut de réfugiée après plusieurs difficiles mois de lutte et d’efforts. Il y a ensuite le CLF (Coordination Lesbienne de France), le Lesbian Beyond Boarders et l’OPAL (Out and Proud African LGBT). Toutes ces associations réalisent un travail merveilleux ; grâce à elles je me sens libre, je considère enfin que je suis une personne respectable et que j’ai un avenir. La France est un bel endroit où vivre, qui m’a permis de me révéler, d’affirmer ce que je suis et d’en être fière. J’ai le droit de communiquer librement, de me déplacer et de me promener dans n’importe quel espace public sans peur. J’ai de nombreux amis ici et mes enfants ont pu me rejoindre. Ces derniers sont ce que j’ai de plus cher au monde, je souhaite les préserver de tout ce que j’ai pu vivre dans le passé ; ils suivent ici leur scolarité normalement et sont soutenus. Mon premier but est de parler parfaitement français, puis de travailler et de payer des impôts et, enfin, je vivrai comme n’importe quelle Française.
Jesca fait partie de la série de portraits Bannis de Quentin Houdas, qui rassemble les témoignages de réfugiés LGBT.
I do from the bottom of my heart think the lady from shanghai is about art school in its own oblique way. it’s about people wearing black and making long complex speeches about human nature to each other and not being the way someone thinks you are you just pretend to be and starting to smoke cigarettes also if you’re a woman you aren’t allowed to say anything
They’ve Always Been Watching Us: From COINTELPRO and Martin Luther King, Jr to the NSA’s surveillance program, the US Government has been keeping a close watch on the American Left for a long time.
No joke I was a manager at Hot Topic during peak Twilight craze and let me tell you it was ~ w y l d ~
Headquarters told us to stop putting size stickers or sensors on the new shirts that would come in, just put them out as fast as we could and literally people would rip piles from our arms!!!
like we had a midnight release “party” for ppl who preordered their copy of Twilight but like it got out of hand and 1200 ppl showed up. we had to assign someone to be security for the Edward cardboard cutout because ppl were biting it