Oh my god ❤️
Absolutely love this
Wow.
Please watch this.
i was a little apprehensive to watch this because it’s four minutes long and i have a short attention span, but within the first 30 seconds i was hooked.
watch this. please, you won’t regret it.
This is the most beautiful thing I’ve ever seen. I didn’t know where it was going and at the very last second I just got chills throughout my body and I had to watch it again.
Tag: im not crying youre crying

Jesca
Je m’appelle Jesca, j’ai 45 ans et je suis Ougandaise. Je suis arrivée en France le 13 août 2016 après avoir été persécutée dans mon pays à cause de ma sexualité. Si tu es homosexuel en Ouganda, le danger rôde partout et menace à chaque instant. D’un point de vue traditionnel, religieux, social et politique, tout nous est hostile. Tu es homo à tes propres risques.
Dès toute petite, je n’agissais pas comme les autres petites filles : je préférais les jeux de garçons ce qui désespérait mes parents. Ma mère me frappait, me confisquait mes jouets, je me suis sentie rejetée très tôt, et rapidement détestée par rapport à mes frères et sœurs.
A l’âge de 16 ans, quand j’étais en senior two, ce qui correspond au lycée en France, au moment des premiers émois amoureux, j’ai réalisé que j’étais homosexuelle. Depuis cette époque j’ai subi toutes les persécutions possibles.
J’ai terminé mes études à 26 ans et je devins secrétaire au ministère de l’éducation. J’étais encore célibataire mais rapidement je fus mariée de force à un homme que je n’aimais pas. Notre mariage a duré treize ans, il ne reposait pas sur des bases solides et n’a jamais pu véritablement s’épanouir. Quoi qu’il en soit, j’ai suivi le chemin tracé pour toute femme Ougandaise et suis devenue mère de deux enfants. Un jour une personne de mon entourage m’a dénoncée en tant qu’homosexuelle à mon mari. Il est sorti de ses gonds, m’a rejetée, a banni nos enfants, s’est montré agressif envers mes parents. Puis il m’a accusée auprès du gouvernement et mes parents l’ont soutenu. Petit à petit la rumeur s’est répandue dans notre entourage, j’aurais pu être tuée, battue en pleine rue par la foule. Si la police était intervenue à ce moment, au mieux elle aurait dispersé la cohue mais personne n’aurait été condamné, à part moi. Je me suis sentie menacée et condamnée à mort, ma seule issue était la fuite.
Je ne préfère pas m’étendre davantage sur cette période, ma vie actuelle est bien plus belle.
Quand je suis arrivée en France ma vie a drastiquement changé en se chargeant d’espoir. J’aimerais profiter de notre rencontre pour remercier du fin fond du cœur les associations qui m’ont soutenue et que je considère aujourd’hui comme des membres de ma famille. En premier lieu il y a l’Ardhis qui m’accompagne depuis le début et m’a permis d’obtenir mon statut de réfugiée après plusieurs difficiles mois de lutte et d’efforts. Il y a ensuite le CLF (Coordination Lesbienne de France), le Lesbian Beyond Boarders et l’OPAL (Out and Proud African LGBT). Toutes ces associations réalisent un travail merveilleux ; grâce à elles je me sens libre, je considère enfin que je suis une personne respectable et que j’ai un avenir. La France est un bel endroit où vivre, qui m’a permis de me révéler, d’affirmer ce que je suis et d’en être fière. J’ai le droit de communiquer librement, de me déplacer et de me promener dans n’importe quel espace public sans peur. J’ai de nombreux amis ici et mes enfants ont pu me rejoindre. Ces derniers sont ce que j’ai de plus cher au monde, je souhaite les préserver de tout ce que j’ai pu vivre dans le passé ; ils suivent ici leur scolarité normalement et sont soutenus. Mon premier but est de parler parfaitement français, puis de travailler et de payer des impôts et, enfin, je vivrai comme n’importe quelle Française.
Jesca fait partie de la série de portraits Bannis de Quentin Houdas, qui rassemble les témoignages de réfugiés LGBT.

Stan Wayman, A lesbian couple strolling through the woods after their wedding, 1950s.
this is really the most romantic image i’ve ever seen
A historic reminder that lesbians did not wait for legal recognition to call each other wives and to hold ceremonies celebrating our marriages.