throwback to that one time in 2014 when i literally held hands with a pretty girl on an italian beach at sunset, chatting about our future life, without realising i was being gay

epicene-street-light:

epicene-street-light:

i feel like the grip of PTSD and depression on me is slowly loosening. im able to do things, and feel excited about books, again… im actually able to write about this. life feels so much more peaceful. ive lived 20 years with this shit and im so close to the surface im starting to see the sunlight from underwater. this is so good. i can physically feel myself becoming warmer and kinder, and basically becoming the person i so deeply needed when i was younger. i cant believe its actually getting better!

now all i wanna do is take care of people and things. especially younger mentally ill people, like some kind of nice and caring older sibling, and this…. brings so much joy, actually!

im also learning that lucid anger is the single most empowering thing, and that being angry doesn’t mean you cant be a gentle person. ive been robbed of my anger for so long! it feels so much more right to be angry. its healing! l

epicene-street-light:

i feel like the grip of PTSD and depression on me is slowly loosening. im able to do things, and feel excited about books, again… im actually able to write about this. life feels so much more peaceful. ive lived 20 years with this shit and im so close to the surface im starting to see the sunlight from underwater. this is so good. i can physically feel myself becoming warmer and kinder, and basically becoming the person i so deeply needed when i was younger. i cant believe its actually getting better!

now all i wanna do is take care of people and things. especially younger mentally ill people, like some kind of nice and caring older sibling, and this…. brings so much joy, actually!

i feel like the grip of PTSD and depression on me is slowly loosening. im able to do things, and feel excited about books, again… im actually able to write about this. life feels so much more peaceful. ive lived 20 years with this shit and im so close to the surface im starting to see the sunlight from underwater. this is so good. i can physically feel myself becoming warmer and kinder, and basically becoming the person i so deeply needed when i was younger. i cant believe its actually getting better!

epicene-street-light:

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omg im an adult

i spent my whole life bitching and hating on my mother’s crassulae because i found them ugly and useless and now i just asked her to give me a little crassula from her collection what have i become

i drink black coffee and red wine… i enjoy baking and caring for plants… i spend time organizing my home and talking to my cat………. good thing i bought this giant panda plushie tho or else id be A Real Adult™

epicene-street-light:

epicene-street-light:

i found an old poem i wrote when i was 17 and:

1). god love does make you blind

2). this is like the longest poem ive ever wrote (5 pages)

3). how is it still good after all that time

4). i was talented and probably still am

thanks for the attention, thats all, have a nice evening

heres the first half of said poem:

IN MIST SHE WAS STANDING – I.

dans
son odeur de bois vert

s’élève,
grince et

se
convulse

le
télescope à voir dessus

les
mains savantes

l’érigent

le
souple lien

de
cuir percé

segmente
la lumière

calmes

les
arbres dans

l’air
désespéré

(voici
que l’écran

à
fixer les images

se
laisse imbiber de lumière

à
travers

les
carreaux opaques)

l’interrogatoire

du
plan gravé

de
petits points

en
relief régulier

(par
la pulpe du

sensible
arrêté

encore
presque incertain)

DRAME
(subit)

l’ultime refuge du châssis :

de transparence fine

aux doigts collante

la mince protection plastifiée

roulée impitoyable

condamnée à ne plus recouvrir
qu’elle-même

dans l’ombre, dans

l’autre coin de la chambre

par quelles opérations

de la main lucide

la projection

sera-t-elle matière

(en
faisant tomber

parallèlement

les barrières

peut-être l’idée entraînée

dans la fumée-torpeur

acceptera-t-elle

de se laisser surprendre

– empâter ? –

dans la couleur

au contact luisant)

se répercutent les ombres

raclant

la
lucide au-delà du
temps

toile

la fumée réduit

la braise

aux dents serrées

***

la brume défie sa création

entre rayons d’ombre

et rails obstinés

danse

penchée attentive

et chassant le criquet

aux reflets inhumains

c’est la mélancolie du premier
jour

lorsque le blanc trahit

la nuit

le ciel chancelle

le ciel se plombe

il est livide // il va mourir

le jour livide te cramponne
l’intestin

tu étais protégée alors

dans la nuit imprécise aux
objets vagues

ils se déplaçaient

selon ta voix et ton angoisse

(ô lampe

des chemins creux

la nuit t’étouffe)

dans ton propre combustible

avant que ne s’abatte la nuit
ardente

des criquets du jour

préservez encore un instant

solitude

de ces lieux ennuités

l’intimité

qui se déchire

le blanc se lève et

c’est soudain la brume

tu repenses aux immeubles

à en vouloir vomir

le blanc se lève et

c’est soudain la brume

qui se délite devant toi

comme cet archer trop lâche

bientôt

on te verra

mains savantes

l’artiste nue

alchimise la toile

cet échafaud

Mais (malheur)

tu passeras au large de la brume

et des criquets

de l’angoisse

la brume avait le goût

des poubelles éventrées

d’un homme ivre errant

et de plastique brûlé

LES FLAQUES D’EAU

DÉMULTIPLIENT LES INSTANTS

DÉMULTIPLIENT LE TEMPS

À L’AIDE

à l’aide

… condamnée
à la mine

crissant sur le lin blanc.

II.

mais
l’image d’une barrière

est
encore là depuis toujours

et
tu passes au travers

le
pré humide

il
est du vert dont tu rêvais

et
ses mottes sont molles

comme
de la terre à modeler

les
barrières cependant

certaines
sont tombées

pour
d’autres est le bois entamé

creusé /
ravagé

ÉVIDÉ

car
le bois trop tendre

pourrit
ses fibres

sous
ces climats

facilitant
le commerce et le pâturage

sur
certains

(
– qu’est-ce donc

poteaux
piliers ou colonnes ? –

suspension
des barrières

et
comme leur point central)

sur
certains donc

le
bois s’écarte

comme
troncs

bifides
d’oliviers

scintillants
de gluances

à
décourager les ongles

y
compris les plus noirs

Et
restent tendus

entre
les pitons penchés

tordus
ou effondrés

les
fils

métal
de toutes les peurs

barbelés
de chaque Histoire

les
écarter sans que la

main
trop claire encore ait

dans
sa viande

encore
lisse le tracé

du
fil barbelé

minuscules
bouquets | leurs
pointes guettent

de
fer enroulés           | à tous vents sauf au Sud

l’arrivée
des pillards

de
la boue des cailloux

s’arriment
à tes semelles

que
tu dois subjuguer

comment
les écarter avant tout

comment
s’agirait-il de
t’approcher

tu
ne sais pas encore s’il sont électrifiés

et
ton souffle se cache

au
fond de tes rognons

tu
finis par tenter tu avances une main

que
tu voudrais moins froide plus sûre sereine

accrochant
à tes doigts qu’aucune fée ne craint

la
torsade fleurie de ces métaux rouillés

***

tes
yeux s’abritent au fond de tes orbites

et
la membrane extérieure

sur
laquelle tu peins

des
tableaux monochromes ou abstraits

(aux
couleurs terreuses

n’osant
pas celles trop claires)

et
la membrane extérieure qu’au matin tu repeins

les
abrite en jouant de couleurs en ocelles

vas-tu
passer ta tête

ton
crâne et tes cheveux que tu voudrais plus fins

vas-tu
passer la main tient-elle assez

la
force sous tension des fils barbelés

***

au
lointain l’église  

émerge
de la brume

et
les mains savantes

recouvrent
leur clarté

anyway if your partner tells you they have “needs” and uses you as a sextoy when you dont want to have sex theyre a rapist and you should probably break up thanks for coming to my ted talk xoxo