alors du coup apparemment le mot “cyprine” a été inventé par Monique Wittig dans Le Corps lesbien (parution en 1973) et n’a pas d’équivalent en anglais

voilà voilà je propose d’adopter le mot “cyprine” en anglais en plus y a pas besoin de le changer c’est chill 

& merci encore Monique on t’aime fort

je me demandais comment on prononçait “butch” correctement (j’ai toujours dit “beutch” et mon coloc me dit que c’est “boutch”) donc je l’ai tapé dans google translate sauf que ça te met automatiquement la traduction et,,,,,,, eh bien j’avais oublié que la version française la plus appropriée c’est littéralement “hommasse”.

ouch. 

sangderiviere:

Méduse et Cassandre

Cadeau pour @epicene-street-light qui m’a beaucoup inspirée pour écrire tout ça ! Une première partie d’une mini pièce de théâtre en un acte, Racine stylez

*

(La scène est dans un palais grec en ruine. Il fait nuit. La campagne de Mycènes se distingue au loin, sombre, par un balcon. Méduse tourne le dos au public et regarde fixement un mur. Cassandre dort sur un lit, mais ne cesse de se retourner en gémissant. Une voix d’homme retentit au loin, puis se met à crier. Aucune réaction des deux femmes. Oreste entre sur scène en manquant de trébucher, à court de souffle.)

Scène 1.

ORESTE

Ah ! Trouverais-je ici, enfin, un sûr abri ?

Je tremble, je suis terrifié par ces Furies !

Le souffle maternel, à la vie dérobé

Ne paie-t-il pas celui du père assassiné ?

Mais non, au fond de moi, la vérité, je la sais.

Dieux ! Pourquoi aux mortels ne pardonner jamais ?

Et toi, cher Pylade, en cet instant absent,

Tu me laisses seul payer mon crime de sang !

Est-il sort pire que le mien ?

(Il aperçoit Méduse, et soudain, Cassandre crie dans son sommeil. Il recule d’un pas.)

Je le crois bien.

La voix que j’entends là, c’est celle de Cassandre

La captive que ma mère a voulu pourfendre.

Ainsi donc, elle a su échapper au trépas,

Et sans doute le Destin s’en amusera.

Victime de ma mère, je la laisserai vivre ;

Mais la maudite Gorgone, pourquoi la suivre ?

(Il refait un pas, toujours sans provoquer de réaction.)

Mais qu’ont-elles ?

(Il allume une torche et voit le visage tordu de Cassandre ainsi que Méduse voûtée.)

Les Dieux punissent aussi les femmes.

Je vois. J’étais bien sot. Elles aussi ont une âme.

Après tout, ma propre sœur, cette pauvre Electre,

A bien souffert du cœur de fer de Clytemnestre.

Damnées comme moi, elles vont par les malheurs.

Je suis un meurtrier ; je ne suis pas sans cœur.

Je vois dans ces ruines des marques d’affection

Qui doivent faire fuir la mémoire d’Ilion,

Et celle, terrible, du fils de Zeus Persée,

Deux souvenirs qui font de bûchers leurs pensées.

Ah ! Mon cher Pylade ! Comme je les envie !

Dans leur fuite éperdue, encore un peu de vie !

Mais les Erinyes ne sont point loin ; je les sens.

Pylade ! J’espère te voir au firmament !

(Des cris inhumains retentissent au loin. Oreste sursaute, et s’enfuit. Le silence revient dans le palais, seulement interrompu par les gémissements de Cassandre, et, peut-être, par les sanglots irréguliers de Méduse. Quand la lumière du jour pénètre par le balcon, Cassandre s’éveille et s’assoit difficilement dans le lit.)

Scène 2.

CASSANDRE

J’ai cru rêver. Ici présent était Oreste,

Cet enfant de mon ravisseur à la main leste,

Et cela alors que, dans mon sommeil troublé,

J’ai été empalée par la réalité.

Méduse !

(Elle se lève en tremblant et voit Méduse prostrée. Elle s’immobilise.)

Elle n’est point là, je ne l’atteindrai pas.

Dans un tel état, elle n’entendra pas ma voix.

(Elle se rassoit.)

J’ai vu cette nuit le passé et l’avenir,

Et dans la vision des flammes j’ai cru mourir ;

Méduse encore a dû revivre son passé,

Et pour cela elle a fini pétrifiée.

Ah ! Quelle ironie que nos dons soient des poisons !

Ah ! Comme le malheur nous ronge au plus profond !

(Méduse réagit aux exclamations de Cassandre, et se retourne, hébétée.)

MEDUSE

Ô ma tendre Cassandre, comme je m’en veux,

De toujours te laisser voir mourir tes aïeux.

CASSANDRE

Et moi, comme je m’en veux, chère Méduse,

De laisser Persée te reprendre par ses ruses.

MEDUSE

Malheur ! Combien de temps cela a-t-il duré,

cette fois ?

CASSANDRE

Une nuit entière à nous brûler.

MEDUSE

Quoi !

CASSANDRE

N’est-ce pas ? L’éternité eût été plus fugace.

Mais du moins, Méduse, dans nos errances lasses,

Nous sommes-nous trouvées, épuisées et hagardes,

Sans nos terribles yeux, qui de leur éclat lardent

De blessures l’univers, sans que nous le voulions :

C’est des Dieux la terrible punition.

MEDUSE

Oui, toi qui plus jamais le présent ne peux voir,

Tu peux me regarder comme dans un miroir.

Nos pouvoirs s’annulent, le temps s’arrête, tout s’apaise,

Et dans tes bras je peux mourir tout à mon aise.

Mais pourquoi pleures-tu ?

CASSANDRE

Ce temps est révolu.

Jusqu’ici, nous pouvions souffrir tout en fuyant,

Mais cette nuit, j’ai vu notre destin sanglant.

Comme Troie a chuté, nous deux, nous chuterons.

Les Dieux et les Héros, tu vois par ce balcon,

Viennent nous chercher, corriger le Destin.

Anomalies nous sommes, il faut y mettre fin.

Persée, Poséidon, Athéna, Apollon,

Ainsi que tous les grands combattants d’Ilion,

Ils approchent, ils accourent, ah ! Nous allons périr !

Il n’y a rien que nous puissions faire pour fuir !

(Elle pleure tant qu’elle ne parvient plus à parler. Méduse l’enserre de ses bras sans rien dire. Par le balcon, on distingue les Dieux arriver des cieux et les Héros de la route.)

JE??????? OH MON DIEU????????? Merci c’est la meilleure chose du MONDE

epicene-street-light:

ok donc là je suis sur jstor en train de chercher des articles sérieux sur le mythe de Méduse et je viens de tomber sur cette…………… perle (huhuhu)

vive les études de littérature, moi j’vous l’dis. 

et éééééévidemment, comme tous les articles universitaires chelou, c’est sur Proust. coucou @girafeduvexin !!!

Lettre

Ainsi, je t’aurai dit quand même

Que lorsque je suis seul et que je parle,

Il est question de la paroi. 

Alors, probablement

Que je serai forcé 

De t’en parler encore.

Pour le moment, j’arrive

A ne pas parler.

Je suis ailleurs en moi

Où le calme est puissant. 

– Guillevic, in Paroi

ok petit post coup de gueule en français parce que #parisianstruggles

Un truc qui me fait vraiment chier c’est la manière dont Paris préfère ouvertement ses touristes à ses propres habitant.e.s de banlieue genre

J’habite depuis toujours en banlieue nord, et j’ai pas l’intention de changer d’endroit (habiter intra muros c’est surfait) du coup je prends le RER B tous les jours. Et ça me rend dingue de voir que parfois, un train sur deux (en général c’est plus un sur trois mais ça change pas grand-chose) ne s’arrête carrément pas en banlieue genre……. on pue c’est ça ?? Faut pas ralentir les trajets de vos précieux touristes (qui prennent toute la place avec leurs valises) qui vont ou viennent de CDG en leur montrant nos ~ villes pas fréquentables ~ ? Résultat on se retrouve avec des trains quasi vides, uniquement peuplés de touristes (à qui on épargne donc l’humiliation de rencontrer des ~ indigènes de quartiers défavorisés ~) ET avec des trains bondés parce que forcément, y a PLEIN DE GENS qui habitent en banlieue putain

Donc voilà arrêtez avec votre séparation classiste et raciste là lmao