everyone should just try to be a little more like a frog. or a toad if you prefer.
Category: Non classé
Abusive parents
who excuse themselves with “nobody is perfect” sure have some nerve. Perfect?There’s category of people who are good, and
then there’s category of people who are not good but wont harm and torture
children, and then there’s category of people who are bad but still don’t go as
far as to torture children, and you buddy? You’re even below that, you’re the
smelly pit of worms who is too busy smelling their own shit to realize you wont
get to live the rest of this life on earth without being called out for hurting
a child. The word “perfect” shouldn’t even cross your mind. Minimizing
abuse as “not being perfect” is despicable. It shows exactly
how much you care about scars on children you leave behind.

i feel like my cat’s face in this pic has the opposite energy as “Polite Cat’ Ollie
@ yall wanna see a weird ass pic of me at 12 in which i look like the forbidden love child of indiana jones and a fedora-wearing incel?
my parents are being sjws again and telling me to “get out and socialize,” don’t they know that socialism has killed over 100 trillion people
i love that i have to go to menswear to find a shirt a human being in the world would wear and then when i do it takes me .5 seconds to find it. I love that
me: i need a plain black t shirt
target women’s section: would you like to have a giant scoop neck that would definitely like completely show at least one of your boobs. would you, an adult woman, like to wear a crop top? would you like to look like a human piñata. BLACK? I think you mean jewel tones babey!
target men’s section: yeah sure. it’s the first thing you see as you walk into the shirt aisle. have a good one
“La presse est un espace blanc mais les journalistes sont convaincus d’être des essences platoniciennes, des corps en dehors de la société”
Retrouvez l’interview de notre membre et cofondatrice Ketsia Mutombo, par Alice Coffin :
-D’habitude quelle est votre relation aux médias ?
-Au départ nous n’avions rien contre une couverture médiatique, car nous ne l’avions pas anticipée. Finalement, les médias sont une présence constante. Avec la presse écrite cela s’est bien passé. Des premiers articles ont été l’occasion de préciser que la plupart de nos membres étaient des afro-descendantes, que notre féminisme accordait une place très large aux origines des femmes. Avec les médias télé cela a été plus compliqué.C’est-à-dire ?On a fait plusieurs interviews, avec BFM TV et France 2 par exemple. Notre propos est inaudible. Même si un échange passe avec les journalistes comme c’était le cas avec BFM, le cœur de notre message est coupé au montage. Concrètement, sur le cyberharcèlement, ils cherchent du pathos, avec une approche très voyeuriste autour du revenge porn notamment. Alors qu’on souhaite pointer la violence systémique et ses mécanismes autour du cyberharcèlement de jeunes filles souvent pas blanches, souvent grandissant et vivant en banlieue, n’ayant aucun accès au droit. Le caractère sexiste de cette violence, le fait que des populations marginalisées en soient la cible, comme cela peut être le cas pour les femmes trans, ou les personnes , cela ne rentre pas dans la narration médiatique.L’appétence pour le sensationnel des journalistes est dénoncé au-delà des mouvements féministes.-Est-ce qu’il y a une spécificité concernant le traitement journalistique des luttes féministes des femmes racisées ?
-Oui, pour plusieurs raisons. D’abord la presse est un espace blanc qui obéit à la tradition républicaine française d’un standard d’humanité : l’homme blanc cis hétéro. La presse est un corps imprégné de cet idéal républicain d’assimilationoù l’expression personnelle la plus louable est celle de l’homme blanc. Il y a très peu de personnes concernées par la justice sociale dans les rédactions, très peu de personnes racisées, très peu de femmes en même temps racisées, et de personnes lgbt queer racisées.-Quelle conséquence est-ce que cela sur la façon dont les journalistes abordent les problématiques pointées par vos combats ?
-Il y a une appréhension des sujets, un choix de vocabulaire, qui dénote un entre soi de personnes blanches. Cela signifie que toute interview est éprouvante car on doit presque tout le temps prendre sur nous, réexpliquer les choses, tout en distillant une approche critique de la blanchité à une personne qui ignore y être affiliée. S’ajoute à cela que notre savoir est un savoir d’expérience. Il n’a pas été énormément articulé par des universitaires, des académiciens et quand ça l’a été, ces travaux ont été invisibilisés. Quand nous leur parlons de misogynoire, d’hyper sexualisation des femmes racisées, bien-sûr nous avons des références universitaires mais surtout nous nous appuyons sur nos vécus. Il faudrait donc réussir à faire passer ces savoirs hyper subtils, reposant sur ce vécu, à l’entre soi très blanc de la presse. C’est difficile.
-Si je comprends bien, non seulement il n’y a quasi aucun.e journaliste dans les rédactions françaises susceptible d’avoir vécu, de vivre, vos luttes quotidiennes. Mais en plus, il n’existe pas encore vraiment d’ouvrages que vous pourriez leur donner, en disant lis et instruis-toi. Mais, de la part des journalistes, constatez-vous un effort pour se déplacer, essayer d’entendre ?
-Alors, on a remarqué que les journalistes sont convaincus d’être un corps en dehors de la société. Ils sont là pour la décrire mais ne subiraient pas du tout son influence. Le journaliste est cette essence platonicienne qui n’a grandi dans aucun environnement, subi aucun déterminisme. Moi qui ne suis pas une femme transidentitaire par exemple, je sais que je ne pourrais pas parler de certaines discriminations. Mais chez les journalistes, c’est le contraire. Il n’y aurait qu’eux pour pouvoir en parler avec un regard objectif, neutre, supérieur et froid.


