“Pour finir – une fois n’est pas coutume – on livrera de manière plus générale au lecteur une double conviction personnelle, s’agissant de la prise en compte des droits des homosexuels, du couple qu’ils forment, voire de leur possibilité de s’unir par le mariage. Une conviction de juriste, d’abord : quelles que soient par ailleurs les options individuelles qu’on peut avoir, et quelle que soit leur nature, on fera valoir que la fonction et l’honneur du droit lui imposent d’être en connexion avec le réel, d’organiser et de protéger l’existant, dont évidemment les nuances de l’orientation sexuelle des uns et des autres sont un élément. Une conviction plus strictement humaine ensuite : elle tient en la certitude absolue que ce n’est pas en ignorant ou en limitant la liberté de l’autre qu’on augmente la sienne…”
— Anne Rigaux, “Importantes avancées de la jurisprudence de l’Union sur le regroupement familial des couples homosexuels”, étude publiée dans la revue Europe.