Fléchissant
la taille à nouveauVoici
qu’elle maudit son premier serpent blancQue
je suis large d’idées que mon avis est promptElle
n’apparaît qu’en reflets regards chargésL’accusation
disparaît la tour se renverseAlcool
Le
ciel est rose après les branchesIl
est sept heures et tout est mortIl
est matin yeux blancs fermésFléchissant
à nouveau me voiciL’innocence
divaguantConnaît
le premier serpentEt
les yeux vides
Ils
sont jeunes et riants vivantes imagesQui
dansent et discutent splendides admirésComme
ces trains neufs au départ de la nuitJe
n’ai jamais jamais je n’aiRien
vu d’autre que du verreQui
sont-ilsJe
n’ai pas trouvé le sens du coin d’évierEt
le carrelage s’en désoleMes
yeux blancs dans la citadelleVoici
le prisme qui révèleLes
courbes sans lumière le néonClignotant
comme le béton sans air
Voici
le marbre nouveauQue
personne n’a perçuVoici
le marbre nouveauLes
yeux blancs taille souplesse
Alcool
Je
n’ai jamais fait l’amourNi
en voiture ni à plusieurs ni même seuleJe
n’ai jamais seulementPensé
à faire l’amourCe
ne sont que routes épurées et que lumièresJe
n’ai jamais
Fléchissant
à nouveau
Que
je suis inventive et que je suis poèteJe
vais parler encore des alcools à l’évier
Et
dans ces heures de verre qu’a-t-on vuDéjà
je ne sais plus et le verre opaqueOppose
à ses jambes le reflet des voituresEt
de la vie moderneDéjà
je vacille mais je le saisFléchissant
à nouveauC’est
tout l’Océan à traverser vers le coin d’évierPleurait-elle
vraiment sur son premier serpent blanc
Que
je suis originaleMes
vers sans doute feront de belles châssesPour
le reliquaire de ses yeux blancs
Danseurs
d’alcool
Ils
ont trop vacillé et de fatigueIls
ont capitulé ils ont déjàFait
l’amour à deux tout seuls ou même à troisDéjà
surpris et ignorésÀ
grand renfort de quincaillerie sur terre en mer et sous la pluieJe
capitule en m’absentant dans la cité de verreDans
les reflets sous le néon c’est un constant hiver
Derrière
la plaque vitrifiéeLe
ciel est rose les branches noiresPlus
encore que le quai sectionné dans la nuitAlcool
***
Au
matin plus personne repos seulementEt
la pluie sur les vitres anciennes alanguies
Au
matinJamais
ne pleurerai sur premier serpent blancQue
je suis pure et mes yeux sont passantsÀ
nouveau fléchissant
Les
heures de verre ont disparu
Beaux
toujours dansant encoreReflets