J’avais réussi à oublier ma première lecture de Madame Bovary, laquelle procède toujours par violence et défloration, n’étant que coups de canne blanche, ricochet des yeux et bégaiement des oreilles. J’avais également oublié la deuxième, cette négligente résurrection de la mémoire parsemée de révélations aussitôt fanées. Et ainsi de suite, la troisième court-circuitant la deuxième et reniant la première, la quatrième se pavanant et la cinquième se leurrant, jusqu’à ce que chaque couche, salement imbibée de la précédente, soit dissoute dans sa propre négation déguisée en affirmation.

Claro, Madman Bovary

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