i found an old poem i wrote when i was 17 and:
1). god love does make you blind
2). this is like the longest poem ive ever wrote (5 pages)
3). how is it still good after all that time
4). i was talented and probably still am
thanks for the attention, thats all, have a nice evening
heres the first half of said poem:
IN MIST SHE WAS STANDING – I.
dans
son odeur de bois verts’élève,
grince etse
convulsele
télescope à voir dessusles
mains savantesl’érigent
le
souple liende
cuir percésegmente
la lumièrecalmes
les
arbres dansl’air
désespéré(voici
que l’écranà
fixer les imagesse
laisse imbiber de lumièreà
traversles
carreaux opaques)l’interrogatoire
du
plan gravéde
petits pointsen
relief régulier(par
la pulpe dusensible
arrêtéencore
presque incertain)DRAME
(subit)
l’ultime refuge du châssis :
de transparence fine
aux doigts collante
la mince protection plastifiée
roulée impitoyable
condamnée à ne plus recouvrir
qu’elle-mêmedans l’ombre, dans
l’autre coin de la chambre
par quelles opérations
de la main lucide
la projection
sera-t-elle matière
(en
faisant tomberparallèlement
les barrières
peut-être l’idée entraînée
dans la fumée-torpeur
acceptera-t-elle
de se laisser surprendre
– empâter ? –
dans la couleur
au contact luisant)
se répercutent les ombres
raclant
la
lucide au-delà du
tempstoile
la fumée réduit
la braise
aux dents serrées
***
la brume défie sa création
entre rayons d’ombre
et rails obstinés
danse
penchée attentive
et chassant le criquet
aux reflets inhumains
c’est la mélancolie du premier
jourlorsque le blanc trahit
la nuit
le ciel chancelle
le ciel se plombe
il est livide // il va mourir
le jour livide te cramponne
l’intestintu étais protégée alors
dans la nuit imprécise aux
objets vaguesils se déplaçaient
selon ta voix et ton angoisse
(ô lampe
des chemins creux
la nuit t’étouffe)
dans ton propre combustible
avant que ne s’abatte la nuit
ardentedes criquets du jour
préservez encore un instant
solitude
de ces lieux ennuités
l’intimité
qui se déchire
le blanc se lève et
c’est soudain la brume
tu repenses aux immeubles
à en vouloir vomir
le blanc se lève et
c’est soudain la brume
qui se délite devant toi
comme cet archer trop lâche
bientôt
on te verra
mains savantes
l’artiste nue
alchimise la toile
cet échafaud
Mais (malheur)
tu passeras au large de la brume
et des criquets
de l’angoisse
la brume avait le goût
des poubelles éventrées
d’un homme ivre errant
et de plastique brûlé
LES FLAQUES D’EAU
DÉMULTIPLIENT LES INSTANTS
DÉMULTIPLIENT LE TEMPS
À L’AIDE
à l’aide
… condamnée
à la minecrissant sur le lin blanc.
II.
mais
l’image d’une barrière
est
encore là depuis toujours
et
tu passes au travers
le
pré humide
il
est du vert dont tu rêvais
et
ses mottes sont molles
comme
de la terre à modeler
les
barrières cependant
certaines
sont tombées
pour
d’autres est le bois entamé
creusé /
ravagé
ÉVIDÉ
car
le bois trop tendre
pourrit
ses fibres
sous
ces climats
facilitant
le commerce et le pâturage
sur
certains
(
– qu’est-ce donc
poteaux
piliers ou colonnes ? –
suspension
des barrières
et
comme leur point central)
sur
certains donc
le
bois s’écarte
comme
troncs
bifides
d’oliviers
scintillants
de gluances
à
décourager les ongles
y
compris les plus noirs
Et
restent tendus
entre
les pitons penchés
tordus
ou effondrés
les
fils
métal
de toutes les peurs
barbelés
de chaque Histoire
les
écarter sans que la
main
trop claire encore ait
dans
sa viande
encore
lisse le tracé
du
fil barbelé
minuscules
bouquets | leurs
pointes guettent
de
fer enroulés | à tous vents sauf au Sud
l’arrivée
des pillards
de
la boue des cailloux
s’arriment
à tes semelles
que
tu dois subjuguer
comment
les écarter avant tout
comment
s’agirait-il de
t’approcher
tu
ne sais pas encore s’il sont électrifiés
et
ton souffle se cache
au
fond de tes rognons
tu
finis par tenter tu avances une main
que
tu voudrais moins froide plus sûre sereine
accrochant
à tes doigts qu’aucune fée ne craint
la
torsade fleurie de ces métaux rouillés
***
tes
yeux s’abritent au fond de tes orbites
et
la membrane extérieure
sur
laquelle tu peins
des
tableaux monochromes ou abstraits
(aux
couleurs terreuses
n’osant
pas celles trop claires)
et
la membrane extérieure qu’au matin tu repeins
les
abrite en jouant de couleurs en ocelles
vas-tu
passer ta tête
ton
crâne et tes cheveux que tu voudrais plus fins
vas-tu
passer la main tient-elle assez
la
force sous tension des fils barbelés
***
au
lointain l’église
émerge
de la brume
et
les mains savantes
recouvrent
leur clarté